1963

 

1987

 

2003 (avec son épouse Marguerite)

 

2005

 

 

Fils de Germaine ERNOUX et d'Aimé HENNAUT, employé aux chemins de fer, FRANZ est né le 22 juillet 1932 à Le Roux près de chez Adhémar QUARREZ. Sa jeunesse est mouvementée et sa vie le restera comme vous le constaterez. Il passe ses gardiennes chez Mme NOEL et ses années primaires auprès du maître URBAIN.
         Entretemps, il part en exode avec l'ancien bourgmestre Jules GUYAUX, Simone et Julia CRAME. Il se perd au cours des bombardements et c'est Madame MICHAUX, fille du bourgmestre qui le retrouve. Revenu de France bien vite, il retourne à l'école et passe sa 6ème primaire aux Frères à Tamines où il se rend à pied ou au train. Sur les conseils de ROMAIN de Le Roux, pendant la guerre, il porte des tracts et du pain aux prisonniers russes qui se rendaient dans les charbonnages et qu'il rencontre en gare de Tamines. Il était accompagné, pour ce faire, d'Ernest CLAUSE et de Jean MIGEOT. A la fin de la guerre, se pose pour pour lui le problème du travail : la providence se présente, pour lui, en la personne d'Octave BRACHOTTE qui, le voyant errer, l'embauche... quelle aubaine! Malgré les temps difficiles, on n'a pas le ventre creux chez Octave. A cette époque, il connaît pas mal de gens à Vitrival puisqu'il fait les tournées de pain. Il part ensuite habiter Denée, revient ensuite chez Octave un mois ou deux mais, comme il ne gagne pas assez, il trouve de l'embauche chez Nicolas FALISE à Bois-de-Villers comme magasin-réceptionnaire.
         Puis arrivent le service militaire et la rencontre de sa femme presque en même temps. Quinze jours avant de partir pour un terme de 21 mois, il fait la connaissance de celle-ci à Le Roux. Marguerite COLLART, originaire de Brogne, travaille, à cette époque, dans une boucherie de Châtelet et c'est par l'intermédiaire d'une amie contactée par Franz qu'elle se rend à Le Roux. Au début, elle ne veut pas courtiser mais ce sera de courte durée. Quand Franz rentre en permission, c'est chez sa fiancée qu'il se rend. Coiffé du béret rouge, il est parachutiste à Bourg-Léopold, il participe à des camps de commandos à Marche-les-Dames et s'est fait, là, ses plus grands copains, des gens qu'il revoit régulièrement après tant d'années. Il faut dire qu'une fantastique unité se forme au sein de ces groupements d'élite. Il y avait beaucoup de volontaires pour ce bataillon mais peu d'élus, vous vous en rendez compte. A l'armée, Franz sera, entre autres, estafette RP à moto et instructeur pendant les 3 derniers mois de son service à la citadelle de Namur.
         Le 8 novembre 1952, il se marie et profite d'une permission prolongée, sans voyage de noces cependant. Il reste passionné de la vie militaire et souhaite alors partir à KAMINA comme engagé; malheureusement sa femme refuse... elle a peur des noirs.
         Il revient donc à la vie civile non sans regrets et est repris, en compagnie de sa femme cette fois, chez FALISE à Bois-de-Villers. Il s'occupe du transport et de l'exportation de beurre et d'œufs. Ils s'installent dans le même village, chez un colonel retraité. Peu après, Franz se met à son compte comme boulanger à Pontaury-Mettet, ensuite, il revient habiter Châtelet et travaille chez SAMBREA. Ila alors l'occasion d'être engagé comme pompier-parachutiste pour une société belge recherchant des gens disposés à émigrer au Canada. Ce n'est pas l'envie qui lui manque mais sa famille voit cela d'un fort mauvais œil. Il ne part donc pas et, en 1958, Octave BRACHOTTE l'invite à venir tenir une épicerie à Vitrival, à la rue de Mettet, ce qu'il va faire pendant 4 ans, avec sa femme. En même temps, il est chauffeur-livreur pour une firme qui vend du bois en gros.
         Mais le démon de la boulangerie le reprend et il retourne à Châtelet comme chef d'atelier chez VERBAER pendant 8 mois. Il veut alors réaliser son rêve de travailler à son compte et reprend une boulangerie à Jemappes, qui devient très vite importante puisqu'il produira jusqu'à 900 pains et 300 baguettes par jour. Il fera ce métier pendant 13 ans. Un véritable travail de titan. Il ferme le dimanche mais travaille du vendredi à 5h. du matin au samedi soir sans interruption. Il travaille dans une région très populeuse (le Borinage) et se voit obligé de faire tournées sur tournées en engageant 3 chauffeurs à mi-temps. Et puis un jour, il se demande pourquoi cet énorme travail alors qu'il n'a pas d'enfant. Nostalgique de Vitrival, il remet, en 1973, son commerce à son ouvrier intéressé par l'affaire et très vite, un de ses amis para-commandos lui propose une place de responsable de production dans la société "SOURCES DE THIL" à Sart-Dames-Avelines. On lui fait là-bas confiance pour son sens des responsabilités. Par la cessation de cette entreprise, Franz va encore changer de société et va enfin se fixer à Vitrival où sa femme reprend la gérance d'un magasin d'alimentation : l'Economie Populaire. Franz, quant à lui, travaille comme chauffeur chez DUFOUR à Montignies où il fait des heures à n'en plus finir. Finalement, il va revenir quelques temps chez BRACHOTTE et s'est fixé maintenant comme chauffeur chez MEA-FERMIERE à Gosselies.
         Il est temps, je crois, d'en finir avec ce pèlerinage professionnel pour parler des loisirs et des passions de Franz. Il a joué, jadis, à la balle pelote avec Vitrival et a fait partie du comité des fêtes qui a reformé la Marche St-Pierre. Il revenait de Jemappes tous les 15 jours. Actuellement, il refait les marches paras à Esneux et ailleurs... 45 kms ne le font pas reculer. A cette époque, il fait du trial en hiver sur le circuit de Rixensart et, en été, il s'installe avec ses copains commandos, le long de la Semois en caravanning. Ils montent notamment un toboggan aérien avec de gros câbles et c'est par la voie des airs qu'ils rejoignent l'eau... déformation d'anciens casse-cou sans doute! Mais il faut le faire! Alors qu'il habitait encore Jemappes, Franz et sa femme ont élevé une petite Italienne qui, tous les mois, vient encore leur rendre visite à Vitrival.
         Mais, pour en terminer, il nous faut encore revenir sur sa passion du pain; il a recréé le pain d'épeautre, un pain à la saveur exquise, se plaît-il à souligner. Un pain qu'il fait avec de l'épeautre venant de la vallée de la Semois, un pain qu'il avait fini par livrer dans de grands magasins, un pain qui a fait sa réputation au Salon des Arts Ménagers à Bruxelles où il ne parvenait plus à satisfaire toute le monde, vu la demande considérable, un pain qu'il a notamment vendu à ADAMO et à sa famille à Jemappes, pendant 4 ans. De temps en temps, il a encore envie d'en faire à Vitrival pour sa consommation personnelle. Sacré Franz, va!

Temps-Mort de Vitrival du 06 novembre 1978 - signé : Michel CHARLES

 

 

   Contact Webmaster ICI 

Ce site est optimisé pour une résolution graphique de 1024 x 768 
  Copyright © 2005-2018 - 1er Bataillon d'Austerlitz de VITRIVAL (Fosses-la-Ville)  
  Création DURET Guy: 01 décembre 2005
 Mise à jour : DURET Guy et Illustration : JACQUEMART Albert, le 20-12-2017